Les films et séries TV dans l’univers de JRR Tolkien

Porter à l’écran l’univers de JRR Tolkien n’est pas un mince exploit. Certains ont parfaitement réussi, d’autres moins…

Dès les années 70, des tentatives pour porter à l’écran l’œuvre de JRR Tolkien se sont succédées. Avec plus ou moins de succès… 

Cette page en fait le résumé.

Elle a été conçue à la sortie du premier film de Peter Jackson en 2001, et actualisée ensuite, et les informations de sortie des DVD, par exemple, n’ont plus beaucoup de sens aujourd’hui, 20 ans après.

Mais je n’ai pas souhaité retirer ces informations, reflets de l’enthousiasme ressenti à l’époque…

Sur cette page, les photos sont petites, même en pop-up, car à l’époque de sa création, il était encore important de réduire le poids des photos au maximum pour que l’affichage ne soit pas trop lent.
Je n’ai plus les fichiers originaux.
Certaines photos sont des captures d’écran faites sur la lecture du DVD, d’où leur mauvaise qualité.

Les films d’animation

Peter Jackson

Le Seigneur des Anneaux : la Communauté de l’Anneau

Le Seigneur des Anneaux : les Deux Tours

Le Seigneur des Anneaux : le Retour du Roi

le Hobbit : un Voyage Inattendu

le Hobbit : la Désolation de Smaug

le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées

Tolkien : le film sur son histoire

La série Amazon Prime : Les anneaux de pouvoir

Le Seigneur des Anneaux : La guerre des Rohirrim

Les prémices…

Le Seigneur des Anneaux Ralph Bakshi VHS
Le Seigneur des Anneaux Ralph Bakshi DVD
Le Seigneur des Anneaux Ralph Bakshi CD

Le Seigneur des Anneaux de Ralph Bakshi, 1978, K7 VHS, DVD, CD de la BO

Et oui, en 1978, déjà, nous pouvions voir « Le Seigneur des Anneaux » au cinéma, réalisé par Ralph Bakshi.
Le film est tourné avec des acteurs réels, puis les images sont retraitées (technique du rotoscope) pour donner l’impression d’un film d’animation, du coup très réaliste.
La suite du film ne sera jamais financée, et cette première partie s’arrête au milieu du deuxième livre, « Les Deux Tours », bien que le film ait reçu un accueil plutôt favorable, et se soit avéré rentable.
Certaines scènes ont sans contestation possible inspiré les films à venir, certainement car c’était le meilleur choix !

The Hobbit
The Return of the King

Les dessins animés de Rankin et Bass, 1977 et 1980 (K7 VHS)

Plus rares, deux autres dessins animés « Warner Bros Classic Tales », produits par Rankin et Bass :
« The Hobbit » (1977), et « The Return of the King » (1980) complètent celui de Ralph Bakshi (avant et après), mais n’ont rien à voir en qualité, les images de couverture en  disent assez long sur leur vision…
Je les ai en VHS, mais ils sont à présent disponibles en DVD. Si vous souhaitez vraiment faire le tour complet du sujet…

Et enfin… vint Peter Jackson !

Peter Jackson est né le 31 octobre 1961 (Halloween…) à Wellington, Nouvelle Zélande.
Dès l’âge de 8 ans, il tourne des films en super 8, réalisant des trucages, et faisant jouer ses copains.
Ses films préférés sont le « King Kong » de 1933, et les films fantastiques de Ray Harryhausen.
A 17 ans, il quitte l’école, et se présente aux studios de Wellington, qui le refusent. (Il les a rachetés par la suite, et en est devenu le patron…) Il commence alors à tourner des longs métrages gore, avec l’aide d’amis ou de parents, qui participent ou supportent patiemment… 

Ma source de l’époque : la revue « Mad Movies » Hors-Série n°2, qui lui est consacrée. Il y en a bien d’autres depuis !

Peter Jackson réalise ou produit des films très différents les uns des autres, (faits divers : « Créatures Célestes », surnaturel : « Lovely Bones », aventure : la reprise de « King-Kong », dessin animé : « Tintin et le Secret de la Licorne »)… mais il consacre surtout la plus grande partie de sa carrière aux tournages des deux magnifiques trilogies imageant les livres de Tolkien : « Le Seigneur des Anneaux » et « Le Hobbit ».

Peter Jackson chez Bilbo
Peter Jackson chez Bilbo

FILMOGRAPHIE en tant que réalisateur

Bad Taste 1987
Les Feebles 1989
Braindead 1992
Créatures Célestes 1994
Forgotten Silver 1995
Fantômes contre Fantômes 1996
King Kong (arrêté après 6 mois de travail par abandon de Universal)
La Communauté de l’Anneau 2001
Les Deux Tours 2002
Le Retour du Roi 2003
King Kong 2005
Lovely Bones 2009
Le Hobbit : Un voyage inattendu 2012
Le Hobbit : La Désolation de Smaug 2013
Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées 2014
Pour les soldats tombés 2018
The Beatles : Get Back 2021

Fran Walsh
Fran Walsh


Sa compagne, la très discrète et mystérieuse Fran Walsh, est aussi sa collaboratrice sur tous les tournages.


Comme Hitchcock, Peter Jackson est un adepte du caméo : il apparait dans ses films, ainsi que ses enfants, et même ses petits chiens carlins dans « le Hobbit : la Désolation de Smaug » !

19 décembre 2001 : le Seigneur des Anneaux – La Communauté de l’anneau

4 oscars :
– meilleur maquillage
– meilleure photographie
– effets spéciaux
– musique originale (Howard Shore)

Commentaire sur le film :

J’ai lu « Le Seigneur des Anneaux » pour la première fois en 1985, et j’ai dû le relire 7 ou 8 fois, plus pour le 1er tome, que j’ai parfois relu seul.
J’ai donc eu le temps de forger mon imaginaire sur cette histoire.
Entre temps, j’ai lu beaucoup d’autres livres, de Tolkien, ou d’autres auteurs d’Heroic Fantasy, j’ai vu le dessin animé du « Seigneur des Anneaux », d’autres films d’Heroic Fantasy de niveaux divers (les Conan, Kalidor, Legend, Krull, Willow, Le XIIIème guerrier, Donjon et Dragons…), et lorsque j’ai appris que l’on préparait un film sur le Seigneur des Anneaux, j’ai ressenti à la fois de l’excitation et de l’inquiétude.

Et vint le 19 décembre 2001… et resta l’excitation, et disparut l’inquiétude…
Le film est pour moi une réussite totale.

Il subit cependant deux types de critiques :

– d’abord celle du public non amateur de Tolkien, qui est allé voir le film par hasard ou par curiosité, et qui n’a pas aimé. Un film ne peut pas plaire à tout le monde.

– ensuite celles de certains lecteurs de Tolkien, qui ont passé 3H15 à scruter l’écran en cherchant les écarts que le réalisateur impie avait réalisés par rapport à l’œuvre originale. Nous les plaignons infiniment d’être passés à côté d’un grand moment de bonheur, peut être devraient-ils y retourner en laissant leur culture dans leur bibliothèque ?

Une des principales critiques qui a été faite, est que des épisodes « essentiels » du livre ne sont pas présents dans le film. (Les Hauts des Galgals, Tom Bombadil).

C’est oublier que le film n’est pas destiné qu’aux lecteurs de Tolkien, ce qui certainement n’assurerait pas assez d’entrées pour couvrir le budget de réalisation… Que par ailleurs, la reprise totale de l’écrit correspondrait à un film durant deux fois plus longtemps. (il dure déjà plus de 3 heures). Enfin, que peut représenter le personnage de Tom Bombadil pour un spectateur qui ne connait rien de l’univers Tolkienien ?

Non, décidément, Peter Jackson a fait les bons choix. On remarquera que le découpage, et les omissions, sont identiques à ceux du dessin animé réalisé par Ralph Bakshi en 1978. Or, Jackson n’a pas besoin de copier ce que d’autres ont fait avant lui, c’est tout simplement que c’est la seule solution possible.

Autre critique : la présence et les facéties de Pippin et Merry pendant la fête d’anniversaire de Bilbo, au début : oui, Tolkien n’a pas écrit cela, mais il a consacré des passages à décrire ces personnages et leur caractère, fallait-il les lire aux spectateurs ? En quelques images, les personnages sont situés.

Et enfin, outrage suprême, le rôle enrichi d’Arwen, qui sauve Frodon des Nazgûl au gué de Fondcombe !

Tolkien écrit que l’Elfe Glorfindel (qui est un personnage fort important dans l’ensemble de son œuvre, mais qui n’apporte rien à la suite du Seigneur des Anneaux, donc au spectateur ne connaissant pas l’œuvre) donne son cheval à Frodon, qui franchira le gué seul sur son dos. Il sera ensuite sauvé des cavaliers noirs par Glorfindel et Aragorn, qui les empêchent de revenir en arrière par le feu, et les poussent ainsi dans la rivière, où ils sont emportés par une crue provoquée par Elrond et Gandalf.

Ces actions d’éclat sont donc attribuées à Arwen dans le film. Et pourquoi pas ? Voilà de quoi satisfaire le public féminin (ce qui n’était pas le souci de Tolkien lorsqu’il écrit son œuvre), et d’ailleurs l’ensemble du public, car cette action est tout à fait cohérente dans le déroulement de l’histoire, et l’actrice est magnifique. Sans doute peut-on y voir la « patte » de Fran Walsh, ou de Philippa Boyens, coscénaristes du film.

De plus, cela situe l’importance du personnage d’Arwen, sur laquelle j’ai pu lire dans certains forums « que son seul exploit est d’épouser Aragorn », oui, certes, et de renoncer ainsi à l’immortalité… Qui dit mieux ?

Les DVD, CD et livres :

Sortie le 8 août 2002 de la version cinéma (2 DVD), (également en VHS),

DVD
Coffret DVD version cinéma
VHS

Et sortie le 12 novembre 2002 d’un super DVD collector : version longue (30 minutes de plus que la version cinéma) soit 4 DVD, 2 pour le film, et 2 pour les bonus, dont un fabuleux making-off de 7 heures ! De plus, le film peut être visualisé avec 4 commentaires différents !

Présentation dans un coffret-grimoire : (Il y a aussi un coffret collector de 2 VHS) ou en coffret collector, avec une carte de la Terre du Milieu, des cartes postales, et une reproduction exclusive des 2 statues de l’Argonath, par Sideshow-Weta,

Coffret DVD grimoire
Coffret VHS
Coffret Collector
Les statues de l’Argonath incluses dans le coffret collector de la version longue

Et bien sur la Bande Originale, composée par Howard Shore, en CD à l’époque, en téléchargement MP3 maintenant.

CD BO de "La Communauté de l'anneau"
CD BO de « La Communauté de l’anneau »

Livres sur le film :

« Le Seigneur des Anneaux, la Communauté de l’Anneau » le Livre du Film par Jude Fisher présente les personnages (pas les acteurs), et les lieux principaux de l’action.
« le Seigneur des Anneaux », le Guide Officiel du film, par Brian Sibley présente les acteurs, le réalisateur, les truquages, le maquillage, les décors.. »
Les deux chez « Le Pré Aux Clercs », les deux contenant des photos superbes.

18 décembre 2002 : le Seigneur des Anneaux – Les Deux Tours

La sortie du DVD version longue du premier volet en novembre 2002 nous a permis de retrouver la Terre du Milieu, et l’aventure se poursuit au cinéma avec « Les Deux Tours ».

L’exploit n’est pas mince, car ce film doit convenir aussi à des spectateurs qui n’auront peut être pas vu le 1er, et ne verront peut être pas le 3ème…

Il faut rappeler que « Le Seigneur des Anneaux » n’est pas une trilogie, dont les 3 parties peuvent être lues séparément. La séparation en trois tomes est un arrangement entre l’auteur et son éditeur, pour des impératifs d’impression. Cette répartition est reprise pour le film, mais le challenge est difficile.

Si on peut prendre plaisir à regarder « l’Empire Contre Attaque » (Guerre des Etoiles 2ème épisode de la 1ère trilogie – c’est compliqué) sans avoir vu les autres films, c’est parce que l’histoire a été écrite pour cela. De même pour Indiana Jones, Allien…

Ce n’est pas le cas du Seigneur des Anneaux, et la partie intermédiaire n’est pas spécialement la plus facile à aborder.

Le premier film présentait le côté féérique de la Terre du Milieu : paysages grandioses (Caradhras, l’Argonath), terrifiants (la Moria, Orthanc) ou bucoliques, (la Comté, Fondcombe, la Lothlorien). Des êtres fabuleux : les elfes, les nains, les hobbits, les magiciens, ou maléfiques : les orques et uruk-hai.

Le deuxième film, beaucoup plus noir, nous plonge dans le monde des hommes : les paysages, toujours aussi beaux, sont plus sinistres. Une steppe sauvage pour le Rohan qui va accueillir Aragorn, Legolas, Gimli, et Gandalf le Gris revenu des ombres en Gandalf le Blanc. Une oppressante forêt de Fangorn, peuplée des redoutables Ents pour Pippin et Merry. Et pour Frodon et Sam, de dures montagnes escarpées, ou d’effroyables marécages peuplés de cadavres… Le château du roi Théoden n’a rien de féérique, c’est un palais viking, très orné, mais rude, dans lequel Saroumane a amené le mal.

La vie est dure sur ces terres, les villages sont mis à sac par les armées de Saroumane et de Sauron, la guerre est imminente. Les héros devront traverser de terribles épreuves et montrer un courage surhumain (surelfique ? surnaniste ?) pour emporter la bataille finale (pour le film, mais intermédiaire pour l’ensemble de l’histoire).

Les combats ne sont plus des duels de magiciens, mais de véritables luttes à l’épée. Le réalisateur nous montre (sans effet inutile) des massacres de villageois, un bucher funéraire après l’extermination d’une troupe d’orcs par les Cavaliers de Rohan, le roi Théoden effondré sur la tombe de son fils, des femmes et des enfants terrorisés pendant la bataille du gouffre de Helm.

Cette bataille est le morceau de bravoure du film. La réalisation est au dessus de tout reproche, et on reste tenu en haleine tout du long. Les effets spéciaux se succèdent à un rythme infernal : foules innombrables chargeant contre le fort, armées rangées sur les créneaux, charges de cavaliers venus en renfort à l’aube.

Peter Jackson nous montre une érudition d’historien : techniques de combat médiévales, esprit de la chevalerie (certaines scènes sont très émouvantes : arrivée de l’armée elfe en renfort, préparation du roi au dernier combat, sortie héroïque des assiégés, charge des cavaliers d’Eomer). Il a été conseillé dans ce domaine par John Howe, grand spécialiste du moyen-âge.

Théoden, poussé par Aragorn, tente une dernière sortie, glorieuse mais désespérée…

Mais il ajoute dans tout ce noir ses notes d’humour habituelles : il se met en scène parmi les assiégés, jetant des projectiles sur l’ennemi, il fait descendre à Legolas un escalier en surfant sur un bouclier (voir captures ci-dessous), et pousse Gimli à demander à Aragorn de le lancer sur les ennemis (le lancer de nain était déjà à l’ordre du jour du premier film).

Legolas dévale un escalier en surfant sur un bouclier, tout en tirant des flèches…

Et n’oublions pas le porteur de l’anneau, qui poursuit son périple vers le mont du destin. L’anneau prend peu à peu possession de lui, et sa relation avec Sam devient chaotique. Ils sont dorénavant accompagnés par Sméagol / Gollum, un personnage complexe et schizophrène, en lutte avec lui même, taraudé également par le désir de l’anneau, « son presssssssieux »… Gollum est un personnage virtuel, moulé en motion-capture sur un acteur (Andy Serkis), dont il faut saluer la performance.

Le film a obtenu 2 oscars :
– meilleurs effets spéciaux
– meilleur montage sonore.

Les DVD, CD et livres :


Le DVD version cinéma est sorti le 26 août 2003, et, comme pour le premier film, une version longue (43 minutes en plus !) est sortie le 18 novembre 2003, dans un coffret collector contenant une statuette de Gollum, et un DVD spécial sur ce personnage.

Le CD audio de la Bande Originale est bien sur disponible également.

CD BO de "Les deux Tours"
CD BO de « Les deux Tours »

Que du bonheur !

Et en plus,, un peu de lecture ;

Un très beau livre, suite de celui sur La Communauté de l’Anneau, il présente les personnages et les lieux. Par Jude Fisher, Le Pré aux Clercs, avec une préface de Viggo Mortensen.

Et là, le top : tout ce que vous voulez savoir sur la réalisation des TROIS films : effets spéciaux, maquillages, costumes, accessoires, armes, décors, figurants, musique, chœur, 190 pages d’infos (qui ne font pas double emploi avec le « making-off » en bonus sur le DVD de « La Communauté de l’Anneau ») mais attention quand même : publié après la sortie de « Les Deux Tours », il ne contient pas de photos du « Retour du Roi ». Mais en lisant attentivement, on trouvera quelques infos… Par Brian Sibley, Le Pré aux Clercs, avec une préface de Sir Ian Mc Kellen.

17 décembre 2003 : le Seigneur des Anneaux – Le Retour du Roi

Ca y est, il est sorti ! Et fort heureusement, il reste dans les salles, car on n’a qu’une envie : aller le revoir, et le revoir encore…

Peter Jackson nous avait prévenu qu’il gardait le meilleur pour la fin, et il n’a pas menti.

Le cycle est achevé, et nous sommes face à un chef d’œuvre, qui va remporter 11 oscars, et plus de 30 autres récompenses !
Il est le premier film du genre « Fantasy » à recevoir l’oscar du meilleur film.

Les oscars :
– Meilleur film
– Meilleur réalisateur : Peter Jackson
– Meilleur scénario adapté : Fran WalshPhilippa Boyens
– Meilleure musique de film : Howard Shore
– Meilleure chanson originale : Annie Lennox, Fran Walsh et Howard Shore pour Into the West
– Meilleurs décors : Grant Major, Dan Hennah et Alan Lee
– Meilleurs costumes : Ngila Dickson et Richard Taylor
– Meilleurs effets visuels : Jim Rygiel, Joe Letteri, Randall William Cook et Alex Funke
– Meilleur montage : Jamie Selkirk
– Meilleur maquillage : Richard Taylor et Peter King
– Meilleur mixage de son : Christopher BoyesMichael Semanick, Michael Hedges et Hammond Peek

Et puis après la sortie des DVD, il nous faudra prier pour que le grand Peter, ayant enfin réalisé son King-Kong, se penche sur Bilbo…

(Le texte ci-dessus a été écrit en 2004, nous savons aujourd’hui que Peter Jackson s’est non seulement penché sur Bilbo, mais même qu’il est tombé dedans, pour notre plus grande joie !)

Le scénario continue à suivre le roman de Tolkien, et Frodon et Sam seront bien confrontés à Arachné, puis à des Orques.

Gollum, toujours présent, jouera un rôle décisif…

Aragorn et ses compagnons traverseront bien le Chemin des Morts. Aragorn lèvera l’armée des Morts, et combattra les pirates d’Umbar.

Nous verrons aussi Minas Tirith, la cité blanche, aperçue dans « La Communauté de l’Anneau » lorsque Gandalf chevauchait vers elle.

Elle sera assiégée par les troupes de l’ennemi, et nous verrons des oliphants.

Pippin se mettra sous les ordres de Denethor, intendant du Gondor, père de Boromir et de Faramir, qui mettra fin à ses jours pendant le siège.

Merry rejoindra Minas Tirith avec Eowyn déguisée en chevalier, et ils y tueront le Seigneur des Nazgûl.

Aragorn et Gandalf, accompagnés de 6000 hommes, marcheront vers la porte noire, pour créer une diversion permettant à Frodon d’achever sa mission. Pendant cette bataille, le porteur de l’anneau atteindra son but, mais devra encore lutter pour réussir sa quête. La destruction de l’anneau marquera la fin du règne de Sauron.

Aragorn sera couronné Roi, les Hobbits regagneront la Comté. Après de longues années, Frodon rejoindra les Havres Gris, où il embarquera pour les terres de l’ouest avec Gandalf, Bilbo, Elrond, Galadriel et Celeborn.

Il manque quelque chose ? Ah oui, la reconquête de la Comté, mise à sac par Saroumane… Et bien, définitivement, cette partie n’existe pas… Ce qui explique que Galadriel n’ait pas offert à Sam une boîte de graines, lors de son passage dans la Lothlorien…

On pourra être déçu par ce choix, visiblement fait depuis le début, et certainement lié à des impératifs de durée. Le film durerait 4 heures (3 DVD), et Peter Jackson à du négocier sans arrêt avec New Line pour ne pas couper plus.

Mais ne nous lamentons pas sur ce qui manque, et réjouissons nous de ce qui nous est offert…

Les DVD, CD et livres :

Comme d’habitude, le DVD version cinéma sort en juin 2004, et la version longue (48 minutes en plus !) sort le 12 décembre 2004, avec dans le coffret la statuette de Minas Tirith, et un 5ème DVD sur le concert de Howard Shore à Montréal en février 2004.

A signaler aussi la sortie d’un DVD du National Géographic sur le tournage, mais il n’ajoute pas grand chose par rapport aux bonus des DVD films.

DVD National Geographic

La Bande Originale, somptueuse, toujours, est disponible en CD…

CD BO de "Le retour du Roi"
CD BO de « Le retour du Roi »

Howard Shore a dirigé en concert le 16 avril 2004 sa symphonie « Le Seigneur des Anneaux » à Anvers (Belgique) (entre autres) – j’y étais !

Le troisième livre de Jude Fisher, avec, comme d’habitude, de très belles photos.

Pour tout savoir sur les techniques de combat, la stratégie, et les armes de chacune des races de la Terre du Milieu, le livre de Chris Smith, un véritable document. Avec et en plus, un avant propos de Christopher Lee !


2001, 2002, 2003, chaque film 2 fois…

Du coup, la deuxième séance est l’année suivante, car généralement début janvier, les films sortant mi-décembre !

La première séance du premier film eut lieu à Gap, et j’en suis sortie des étoiles plein les yeux et le cœur…

12 décembre 2012 : le Hobbit – Un Voyage Inattendu

9 ans ont passé…

9 ans pendant lesquels ma vie a changé dans des proportions que je n’aurais pu imaginer : j’ai quitté mon emploi pour créer une entreprise, nous avons vendu notre maison, cette maison que nous avions construite, que nous aimions tant, et nous avons changé de région.

Lorsque sort « Le Hobbit : un voyage inattendu », en décembre 2012, la vie est compliquée, et ce film est une bouffée de fraicheur, un retour vers mon monde de rêve, que j’ai dû laisser de côté pendant 5 longues années. (Après la sortie de la trilogie du Seigneur des Anneaux, j’ai « baigné » dans l’univers de la Fantasy jusqu’à fin 2007, début de mon projet professionnel, et là, fini le rêve…)

Je suis enthousiasmée par le film, les effets spéciaux ont encore progressé depuis la trilogie SDA, et l’acteur qui interprète Bilbo me ravit. J’adore son humour et sa légèreté.

La musique de Howard Shore est comme d’habitude impeccable, (j’ai cependant une préférence pour les chansons en VO plutôt qu’en VF).

A ce moment-là, je n’ai pas relu Bilbo depuis 4 ou 5 ans, et je plonge dans le film sans réserve. Je retourne le voir une semaine après. Le plaisir sera prolongé par la sortie du DVD, et preuve du fait que je suis très occupée par ailleurs, je n’achèterai pas les habituels livres sur le tournage, et je vais même zapper la version longue… Et je ne vais pas éprouver le besoin d’aller me confronter aux avis des fans, qui vont commencer à comparer le film et le livre… Ce n’est pas le moment.

11 décembre 2013 : le Hobbit – La Désolation de Smaug

Encore une année, et fin 2013 arrive la suite tant attendue !


Ma vie personnelle est toujours assez compliquée, et je reste perplexe devant le film. Que je retourne voir au cinéma, tout de même.

J’ai du vieillir… Je suis indifférente devant beaucoup d’élèments, je suis incapable de me rappeler un seul passage musical qui m’ait accrochée…

Je trouve totalement inutile l’introduction du personnage de Tauriel, encore plus son histoire d’amour avec Kili (!!!)

Même si je trouve les deux acteurs très beaux et très touchants.

Je suis agacée par l’omniprésence de Legolas, qui ne devrait pas être là du tout… D’autant plus que Orlando Bloom a quand même pris 10 ans, lui aussi, depuis la création de son personnage, et que dans cette aventure qui se situe 78 ans avant, il parait plus vieux, plus dur, plus lourd…

Je commence à me poser des questions sur la nécessité de tant développer le personnage de Radagast, de tant dévoiler, déjà, le rôle du nécromancien…

En revanche, j’apprécie beaucoup l’ambiance de Lacville, et le personnage de Bard. Bon, tout n’est pas si mal…

Là encore, je prolonge le plaisir avec le DVD, dès sa sortie, mais ne me jette sur aucun produit dérivé, ni vers la version longue…

10 décembre 2014 : le Hobbit – La Bataille des Cinq Armées

Et passe encore une année…

Fin 2014, ma vie s’est un peu éclaircie, et c’est dans de très bonnes conditions que je vais voir le troisième volet, et dernier, hélas, malgré tout…

Quelques jours avant, je suis tombée sur Billy Boyd chantant « The last goodbye », et j’ai pleuré comme une fontaine, devant la beauté de la chanson, la beauté de son interprétation (il m’avait déjà beaucoup émue en tant que chanteur dans « Le Retour du Roi », en chantant « Steward of Gondor »), et le fait indéniable que le voyage va s’achever, quel qu’il soit…

Et je me laisse couler dans le film… Tout va bien. Peter Jackson est toujours le meilleur, à quoi bon discuter ?

Nous rentrons à la maison sous le charme, et faisons dans la foulée une cure Jackson : la Trilogie Seigneur des Anneaux en version longue, puis les deux premiers Hobbits en version cinéma, sur un week-end.

Contrairement aux 5 films précédents, je n’irai pas voir celui-là une deuxième fois au cinéma. Et j’attends avec une impatience raisonnable la sortie du DVD version cinéma au printemps.

Mais je me jetterai bien sûr sur le coffret de la trilogie en version longue à la fin de l’année suivante, pour prolonger le plaisir.

Coffret Blu Ray trilogie versions longues

Ma réflexion à présent est que, pour moi, la Trilogie du Seigneur des Anneaux est un chef d’œuvre, qui a su satisfaire les inconditionnels de Tolkien, les fans de Fantasy, les rôlistes, bref, tous ceux qui abordent cet univers, quel que soit l’angle d’attaque.

La Trilogie du Hobbit, pour moi toujours, est fort respectable, je la reverrai régulièrement avec plaisir, mais elle rend plus hommage à Peter Jackson qu’à Tolkien. Evidemment, la matière originelle était bien différente, 1340 pages pour le Seigneur des Anneaux, récit épique, 310 pour le Hobbit, conte pour enfants, et il a fallu en tirer la même longueur de film… La problématique a été inversée entre les deux cas : réduire, réduire, réduire, pour le SDA, étirer, étirer, étirer pour le Hobbit… Donc rajouter de la matière qui n’est pas du Tolkien, en l’occurrence un personnage féminin, (Tauriel), un personnage récurrent du Seigneur des Anneaux normalement absent (Légolas, sans parler de Galadriel, Saroumane…), une histoire d’amour vouée à l’échec, d’où encore plus de pathos à la mort de Kili, des méchants effrayants (Azog, Bolg…), des gentils amusants (Radagast)… pour satisfaire un large public, ce qui semble avoir été réussi. C’est déja un bon point.

Régulièrement, je relis Le Hobbit, en anglais ou dans la nouvelle traduction de Daniel Lauzon, et je suis à nouveau sous le charme de cette histoire simple.

Je la retrouve, telle que je l’ai découverte il y a trente ans, et je marche dans la montagne avec Bilbo et les nains de la Compagnie de Thorin. En toute sérénité.

Tiens, mon homme, en voyage à Moscou, m’a rapporté deux beaux livres sur les films, en anglais. Allons, saluons le travail remarquable qui a été accompli pour la réalisation de cette trilogie. Respect !

19 juin 2019 :Tolkien : le film

Après les films mettant en scène l’œuvre de Tolkien, nous verrons (enfin !) arriver en juin 2019 un film sur sa vie.

Un biopic réalisé par Dome Karukoski, assez bien fait à mon goût, relativement fidèle à la réalité, qui se laisse regarder avec plaisir.

Tout ce qui permet de retrouver l’univers du Maître est le bienvenu !

2 septembre 2022 : La série TV « Amazon Prime » – Les Anneaux de pouvoir

Au clap de fin du Hobbit, nous pensons tous que la belle histoire est finie, car on a du mal à imaginer quelle autre œuvre de Tolkien pourrait être portée à l’écran.

Et puis, le 13 novembre 2017 est dévoilé l’achat par Amazon des droits TV mondiaux du Seigneur des Anneaux pour 250 millions de dollars, dans le but de réaliser une série télévisée sur ce sujet. Cinq saisons au moins sont prévues. Jeff Bezos, fan des trilogies de Peter Jackson, et désireux de concurrencer HBO et son « Game of Thrones » s’est personnellement investi dans les tractations.
Cette série devrait coûter un milliard de dollars à la firme américaine, ce qui en ferait alors la série la plus chère de l’histoire.
Si Peter Jackson n’intervient finalement pas dans cette production, certains membres de l’équipe des deux trilogies vont y participer : John Howe, Howard Shore, Kate Hawley (costumes), Weta Workshop / Weta Digital… ainsi que d’autres « pointures » ayant fait leurs preuves sur d’autres réalisations.

La série d’Amazon va se dérouler durant le second âge de la Terre du Milieu, plusieurs millénaires avant la trilogie de Peter Jackson.
L’utilisation des droits du « Seigneur des Anneaux » est fort complexe : les producteurs ne peuvent rien « copier » de tout ce qui a été « utilisé » par Peter Jackson, et n’ont pas les droits du « Silmarillion », des « Contes et Légendes Inachevés », ou du « Livre des Contes Perdus ». Il leur reste les « Appendices » du « Seigneur des Anneaux », ce qui ouvre tout de même un grand champ de possibilités !

Le teasing est de qualité, on nous propose 24 affiches différentes, intrigantes, et fort belles !

Et donc, le 2 septembre 2022, Amazon Prime nous délivre les 2 premiers épisodes de la série, qui en comportera 8, les suivants étant diffusés au rythme de un par semaine.
Comme par hasard, OCS diffuse depuis le 21 août la série HBO « House of the Dragon », préquel de « Game of Thrones ».
Il y a ainsi des époques bénies…

Comme avant la sortie des premiers films, je suis à la fois excitée et anxieuse en attendant le premier épisode…
Au moment où j’écris, le dernier épisode est passé la semaine dernière.
Je ne me sens pas encore de faire un commentaire, je vais attendre un peu, et revoir les 8 épisodes à la suite avant de le faire.
Mes premières impressions, c’est qu’il s’agit d’une très bonne série de Fantasy, mais que je regrette presque qu’elle fasse référence à Tolkien.
Je ne rentre pas dans le débat, sans intérêt, des acteurs de couleur, ce qui ne me gêne nullement, il y a des choses bien plus incohérentes que cela.

Robert Aramayo, Elrond dans « Les Anneaux de Pouvoir », et Hugo Weaving, Elrond dans les films de Peter Jackson.

Je déteste l’acteur qui interprète Elrond, tout en reconnaissant que passer après Hugo Weaving est une gageure… Tout autant que de succéder à Cate Blanchett, mais je me suis habituée à cette nouvelle Galadriel. Pas à ce nouvel Elrond.
J’ai du mal à voir dans ce jeune Isildur l’ancêtre du merveilleux Aragorn de Viggo Mortensen…
J’ai largement préféré, pour l’avoir découvert sur la même période, « House of the Dragon » qui m’a replongée en quelques secondes dans l’univers de « Game of Thrones ».

Morfydd Clark, Galadriel dans « Les Anneaux de Pouvoir », et Cate Blanchett, Galadriel dans les films de Peter Jackson

Bref, le lendemain de la fin de la série, j’ai revisionné, une chaque soir, les trois versions longues du « Seigneur des Anneaux » de Peter Jackson, et je reste sur ma position : ce sont des chefs d’œuvre, inégalés pour le moment. Je n’ai même pas eu envie de regarder à nouveau la trilogie du Hobbit, que je trouve très inférieure. Mais très bien quand même !

10 avril 2024 : Le Seigneur des Anneaux – La guerre des Rohirrim

Ce long métrage d’animation nous est promis pour le 10 avril 2024.
Situé 200 ans avant « Le Hobbit », il se concentre sur le Roi Helm Hammerhand, et la forteresse de Fort Le Cor (Ferté au Cor dans la nouvelle traduction) à laquelle il donnera son surnom : le Gouffre de Helm (La Gorge de Helm dans la nouvelle traduction.)
La réalisation est confiée à une personnalité de l’animation : Kenji Kamiyama, et l’équipe embarque certains contributeurs des films de Peter Jackson : Philippa Boyens, John Howe, Richard Taylor…

artwork préparatoire pour « La guerre des Rohirrim »
Source pour « La Guerre des Rohirrim »

Ce neuvième numéro de la revue « Pop-up », consacré à l’univers de Tolkien et fort bien documenté et passionnant, malgré quelques petites erreurs : Galadriel n’est pas la mère d’Arwen, mais sa grand-mère, et le lieutenant du Roi Sorcier d’Angmar n’est pas Morgoth, mais Gothmog…
On leur pardonne bien volontiers.

Les poèmes

« Trois Anneaux pour les rois elfes sous le ciel,
Sept pour les seigneurs nains dans leurs demeures de pierre,
Neuf pour les hommes mortels destinés au trépas,
Un pour le Seigneur des Ténèbres sur son sombre trône,
Au pays de Mordor où s’étendent les ombres.
Un Anneau pour les gouverner tous
Un Anneau pour les trouver
Un Anneau pour les amener tous,
Et dans les ténèbres les lier
Au pays de Mordor où s’étendent les ombres. »

« Le Seigneur des Anneaux » JRR Tolkien
anneau animé
texte inscrit à l’intérieur de l’anneau, qui correspond aux 5 dernières lignes du poème ci-dessus, et son en noir-parler ci-contre.

Ash nazg durbatulûk,
ash nazg gimbatul,
ash nazg thrakatulûk
agh burzum-ishi krimpatul.

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La musique

La BO des films de Peter Jackson : Howard Shore

Howard Shore est un compositeur canadien né en 1946.
Il a aussi collaboré avec David Cronenberg, Sydney Lumet, Martin Scorsese, etc…

Pour les 2 trilogies, il écrit de la grande musique symphonique, imaginant des thèmes particuliers pour les principaux lieux, léger pour la Comté, dramatique pour l’Isengard, oriental pour la Lothlorien. Et bien sûr un thème pour l’Anneau lui-même. Il fait appel à un chœur polynésien pour le thème de la Moria.
Il compose aussi la musique des chansons, qui seront interprétées par des artistes de renom, du monde de la musique moderne, comme EnyaAnnie Lennox, ou classique, comme Renée Flemming.
Sans oublier l’acteur Billy Boyd, qui incarne le Hobbit Pippin, et qui interprète magnifiquement « Edge of Night » dans « le Retour du Roi », et « The last goodbye » dans « La bataille des 5 armées. » A écouter en VO, bien sûr !

Howard Shore recevra 3 oscars et 2 Golden Globes pour son travail sur la trilogie du Seigneur des Anneaux.

2002 : Oscar de la meilleure musique de film : Le Seigneur des anneaux : La Communauté de l’anneau de Peter Jackson
2004 : Oscar de la meilleure musique de film : Le Seigneur des anneaux : Le Retour du roi de Peter Jackson
2004 : Oscar de la meilleure chanson originale : Into the West dans Le Seigneur des anneaux : Le Retour du roi de Peter Jackson
2004 : Golden Globe de la meilleure chanson originale : Into the West dans Le Seigneur des anneaux : Le Retour du roi de Peter Jackson
2004 : Golden Globe de la meilleure musique de film : Le Seigneur des anneaux : Le Retour du roi de Peter Jackson.

Les films sont régulièrement projetés en ciné-concerts, avec un orchestre, un chœur et des solistes qui interprètent la bande son en live sous le grand écran pendant la projection.

La musique de Howard Shore est donnée en concert, en version « Symphonie du Seigneur des Anneaux », et j’ai eu le plaisir de l’entendre, dirigée par Howard Shore lui-même, en 2004 à Anvers.

Peter Jackson fera appel à lui pour son King Kong de 2005, mais ils n’arriveront pas à s’entendre. C’est finalement James Newton Howard qui compose la BO du film, mais Howard Shore est présent dans le film, c’est lui qui dirige l’orchestre dans une des scènes, interprétant le thème du King Kong de 1933.

The road goes ever on

Du vivant de l’auteur, le compositeur Donald Swann le contacte et lui rend visite en mai 1965 pour lui exposer ses travaux. Avec approbation et participation de Tolkien, il écrit un cycle musical basé sur huit poèmes : sept provenant du Seigneur des Anneaux et un des Aventures de Tom Bombadil.

The Road Goes Ever On
The Road Goes Ever On

En 1967, « The Road Goes Ever On » sort ainsi une première fois sous forme de livre de partitions, puis connaît deux rééditions en 1978 et 1993. Une captation est même effectuée, et devant la difficulté à se le procurer avec les années, un nouvel enregistrement paraît en 1995 avec l’aide de la Tolkien Estate néerlandaise. Il est important de noter l’implication de Tolkien lui-même dans la création de ce cycle musical, parce que c’est l’une des seules interprétations musicales de ses œuvres qu’il entend et qu’il semble apprécier. Vous trouvez quelques belles interprétations sur YouTube.

Plus tard, le Tolkien Ensemble — collectif musical danois — sort quatre albums entre 1997 et 2005, tous basés sur les poèmes du Seigneur des Anneaux, avec l’approbation de la famille de Tolkien et de son éditeur, Harper Collins.
Ces albums reçoivent un bon accueil, mais restent pourtant particulièrement difficiles à se procurer. On en trouve un « best of » en téléchargement MP3 sur Amazon. À l’époque de la sortie du premier film de la trilogie de Peter Jackson, le Tolkien Ensemble est invité à jouer lors de l’avant-première à Copenhague. Les musiciens font là la rencontre de Christopher Lee, interprète de Saroumane, légendaire acteur dont la passion pour l’œuvre de Tolkien n’est plus un secret, et qui nous a quittés en 2015. De cette rencontre va naître une collaboration entre l’acteur/chanteur et la formation, qui conduira à sa participation régulière sur les albums du Tolkien Ensemble.

le Tolkien Ensemble en 2007
le Tolkien Ensemble en 2007

Le Tolkien Ensemble en 2007. A partir de la gauche : Dénise Stockman, Jenny Siri Dreijer, Tine Skat Matthiessen, Katja Nielsen, Øyvind Ougaard, Morten Ryelund, Nick Keir, Peter Hall, Caspar Reiff & Christopher Lee.
Jörg Iwer dirige The Hollywood Orchestra

Quelle influence Tolkien a-t-il eu dans le monde de la musique ? 

Au milieu des années 60, les Beatles ont le projet de monter une comédie musicale autour du Seigneur des Anneaux, mais Tolkien mettra un veto absolu. Il déteste le rock, qu’il ne comprend pas.

Sans autorisation aucune, en 1967, Leonard Nimoy interprète « The Ballad of Bilbo Baggins ». Il ne porte pas ses oreilles pointues de Mr Spock, mais ses danseuses, oui, à voir sur YouTube si vous aimez le kitsch…

Dans les années 70, toujours sans son accord, Tolkien gagne la pop, comme dans les paroles de The Wizard, par Black Sabbath.
Robert Plant, chanteur du groupe Led Zeppelin et admirateur de Tolkien, saupoudre des références dans quelques titres : « Ramble On », sur l’album Led Zeppelin II (1969), « The Battle of Evermore », et « Misty Mountain Hop », sur l’album Led Zeppelin IV (1971). Génésis chante peut-être Gollum dans « Stagnation » (album « Trespass » 1970).
Et quelques autres, plus ou moins connus.

Aujourd’hui, c’est souvent la musique de Howard Shore qui inspire les musiciens.

Il y en a beaucoup, bien sûr, mais j’ai envie de citer Peter Hollens, qui revisite les musiques des films fantastiques ou de fictions, ou de jeux vidéos, en interprétant toutes les voix. Il travaille souvent en collaboration avec la violoniste Lindsey Stirling.
Mention spéciale à leur vidéo sur Star Wars.
Et pour rester dans Le Seigneur des Anneaux / Hobbit : une belle démonstration sur la chanson « I see Fire » pour Peter Hollens, et un « Medley Lord of The Rings » pour Lindsey Stirling.

.Et aussi un orchestre toulousain : Neko Light Orchestra qui propose des concerts à thèmes autour de bandes originales de films, dont bien sûr Le Seigneur des Anneaux.

The Neko Light Orchestra
The Neko Light Orchestra

JRR Tolkien : les illustrateurs de son univers

De tous les artistes qui ont illustré l’univers de Tolkien, je privilégie ici les deux qui ont contribué à l’esthétique des films de Peter Jackson. Aussi parce que j’ai eu le plaisir de les rencontrer lors de conférences ou de séances de dédicaces.
John Howe
Alan Lee

On ne saurait oublier un autre artiste très actif également dans la mise en images de la Terre du Milieu :
– Ted Nasmith

Lors de ses multiples négociations avec divers éditeurs, Tolkien était prêt à accepter à peu près n’importe quel illustrateur, pourvu « que ce ne soit pas un graphisme à la Disney ».
Moi aussi, j’ai cessé d’aimer l’univers de Disney vers mes 8 ans, environ…
C’est pourquoi j’ai du mal avec les travaux de certains sur mon monde préféré, ce qui n’enlève rien à leur talent, donc je présente tout de même quelques illustrations ici :
les frères Hildebrandt

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Congrès « L’univers du Seigneur des Anneaux » à Carcassonne – 16 mars 2002

Le Centre Européen des Mythes et Légendes organise plusieurs congrès par an, et celui des 16 et 17 mars 2002, à Carcassonne, était consacré à « L’Univers du Seigneur des Anneaux »

Affiche Carcassonne 2002
Affiche Carcassonne 2002
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Exposition Lord of the Rings Trilogy Londres – 27 novembre 2003

Une escapade : trois jours en Angleterre, sur les traces de Tolkien…

destination : UK !

27 novembre 2003 : Marseille-Marignane / Londres-Gatwick, location d’une voiture à l’aéroport, et en route pour Londres, où m’attendait mon premier rendez-vous :

Expo Londres 2003 plaquette 1
Expo Londres 2003 plaquette 2
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John Howe à Aix en Provence – 18 décembre 2004

Samedi 18 décembre 2004 à 16h, la Librairie de Provence (hélas disparue aujourd’hui !) accueillait John Howe pour une séance de dédicace de son dernier livre de dessins : « Art Book », aux éditions Nestiveqnen.

Artbook de John Howe
Artbook de John Howe
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Conférence de Vincent Ferré à Aix en Provence – 5 novembre 2005

Samedi 5 novembre 2005 à 15h, la Librairie de Provence (hélas définitivement fermée en 2019 !) organisait au Lycée Vauvenargues (Aix en Provence) une conférence de Vincent Ferré sur le thème : « Tolkien, nouvelles traductions ».

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Conférence de Edouard Kloczko à Aix en Provence – 19 novembre 2005

Samedi 19 novembre 2005 à 15h, la Librairie de Provence (hélas définitivement fermée en 2019 !) organisait au Lycée Vauvenargues (Aix en Provence) une conférence de Edouard Kloczko sur le thème : « Les langues de Tolkien ».

Edouard Kloczko
Edouard Kloczko

Traducteur, linguiste et essayste, Edouard Kloczko a publié des ouvrages sur l’univers de tolkien.

Il a eu la gentillesse de me dédicacer mon exemplaire de « Tolkien en France » le jour de cette conférence.

Il m’avait déja dédicacé son « Dictionnaire des langues elfiques » et son « Dictionnaire des langues des hobbits, des nains et des orques » le 22 février 2003 (sur un salon ?)

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