J.R.R Tolkien : que lire ?

Dresser la liste de tout ce que Tolkien a écrit, ou de tout ce qu’on a écrit sur lui, est une tache ardue. En effet, Tolkien écrivit toute sa vie, et ses notes continuent à être publiées encore aujourd’hui.

Certains sites font cela très bien, voir les liens à la section « Associations de Tolkienophiles ».

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Heroic Fantasy ? C’est quoi ?

Philosophie Magazine Hors Série Tolkien
Philosophie Magazine hors série Tolkien

C’est avant tout mon genre littéraire de prédilection…
Ce goût, que je ne cherche pas à dissimuler, m’a valu d’être traitée d’ado attardée, de déficiente mentale, de garçon manqué, et de bien d’autres choses charmantes, en des temps où cette littérature était bien mal connue et mal considérée en France.

Les temps changent. C’est grâce au cinéma, avec les deux trilogies de Peter Jackson autour de l’oeuvre de Tolkien, puis avec la nouvelle série sur Prime Vidéo qui met aussi en scène cet univers, sans oublier les séries inspirées des romans de GRR Martin (Game of Thrones) que la littérature de Fantasy connait à présent ses lettres de noblesse. Enfin !
Comme Machiavel, Platon ou Spinoza, Tolkien bénéficie aujourd’hui d’un numéro hors-série de « Philosophie Magazine »… qui a déjà consacré un autre hors-série à « Game of Thrones », et un autre encore à « Star Wars »…

Lire Magazine
Lire Magazine hors-série Tolkien

« Lire – magazine littéraire » s’y met également.
Ne nous trompons pas, comme par hasard, ces revues paraissent en même temps que sort la série « Les Anneaux de Pouvoir » sur Prime Vidéo, et le préquel de « Game of Thrones » sur OCS.
Ces petite fûtés savent bien que les mordus du genre (comme moi…) vont acheter ces numéros spéciaux, même s’ils ne sont pas lecteurs habituels de la revue. (Mais peut-être le sont-ils, être amateur de littérature de Fantasy ne signifie pas que l’on ne lit que ça.)

C’est de bonne guerre, et cela nous fait du bien, de voir enfin nos préférences reconnues et même valorisées… Quoi que… ne ressentons nous pas une vague nostalgie du temps où nous nous réunissions presque en cachette pour jouer à Donjons et Dragons ? Alors que dans les années 60, les campus américains sont envahis par une édition pirate du « Seigneur des Anneaux », et que les étudiants arborent fièrement des badges « Je suis Gandalf » ou « Frodon est vivant », nous devrons attendre encore 60 ans pour que le milieu littéraire français accepte de reconnaître que certains auteurs de fantasy anglo-saxons sont en tête des meilleures ventes de livres au monde, loin devant le premier auteur classique français (Saint-Exupery avec « Le Petit Prince »).
Et puisque nous y sommes, je ne peux que vous encourager à lire le hors-série de « Philosophie Magazine ». Il est fort bien documenté. Les afficionados dans mon genre n’apprendront rien ni sur Tolkien ni sur son oeuvre, mais les analyses sont passionnantes. Nous comprenons pourquoi cette littérature nous est nécessaire, pourquoi elle nous fait tant de bien ! Pourquoi elle nous sauve.

Et donc, de quoi s’agit-il ?
Pour une fois, je laisse parler Wikipédia, car l’explication est fort claire :

« La fantasy est un genre littéraire présentant un ou plusieurs éléments surnaturels qui relèvent souvent du mythe et qui sont souvent incarnés par l’irruption ou l’utilisation de la magie, parfois des esprits.
La fantasy fait partie des littératures de l’imaginaire. Dans la fantasy comme dans le merveilleux, le surnaturel est généralement accepté, voire utilisé pour définir les règles d’un monde imaginaire, et n’est pas nécessairement objet de doute ou de peur. Cela distingue la fantasy du fantastique où le surnaturel fait intrusion dans les règles du monde habituel, et de l’horreur où il suscite peur et angoisse. Par extension, à partir du genre littéraire, on parle aussi de fantasy à propos d’illustrations, de bandes dessinées, de films, de jeux, etc. »
« La high fantasy est un sous-genre de la fantasy, épique, aux thèmes sérieux, narrant la quête d’un(e) jeune héros/héroïne ou d’un groupe de héros luttant contre un redoutable ennemi pouvant revêtir la forme d’un méchant sorcier ou d’un Seigneur du Mal, jouant le rôle de la force antagoniste. »
Les caractéristiques que l’on retrouve le plus souvent sont : un monde secondaire (différent du nôtre) très développé, avec sa propre histoire et sa propre géographie, la présence importante de la Magie, notamment des créatures magiques, un cadre médiéval, souvent un découpage en de nombreux tomes, une histoire prenant la forme d’une quête, ayant souvent des prophéties pour moteur. »
« L’heroic fantasy, ou merveilleux héroïque, est un genre littéraire qui présente un récit héroïque dans le cadre d’un monde merveilleux. Aujourd’hui, la définition communément admise du terme heroic fantasy est celle d’un sous-genre de la fantasy qui a pour caractéristique de centrer son intrigue sur un ou deux héros principaux et non pas sur un groupe de personnages comme le fait, par exemple, la high fantasy. »


L’archétype fondateur du genre : « Conan le cimmérien », que nous connaissons grâce au cinéma encore, sous le nom de « Conan le Barbare », créé par Robert Howard en 1932.
Suivant ces définitions, Tolkien appartient au genre de la « High Fantasy », dont il est d’ailleurs le père. Mais il est en fait le père de l’ensemble du genre Fantasy.

Pas de doutes, sur ce site, nous parlerons -entre autres – de Fantasy…